Ou comment j’ai cousu une jupe portefeuille.

Pourquoi coudre une jupe portefeuille ?

Il y a quelques mois, je suis tombée presque par hasard (mes sorties shopping étant plus que rarissimes !) sur une petite jupe portefeuille que j’ai trouvée tout à fait sympathique.

Evidemment, je l’ai examinée attentivement avec l’idée de m’en inspirer pour en coudre une par moi-même.

J’ai donc ressorti le patron d’une jupe Burda (le modèle 106 de septembre 2016 précisément) que j’avais déjà cousue une fois pour donner une seconde vie à une robe ratée :

Restait à trouver le tissu adéquat ce qui ne fut pas une mince affaire. J’aimais beaucoup les motifs et le coloris original mais après avoir écumé tous les sites de vente de tissu et tous les magasins de ma connaissance, j’ai dû me rendre à l’évidence : j’allais devoir faire quelques compromis car rien de similaire ne semblait exister..

Heureusement, le salon CSF est arrivé dans la foulée et j’ai réussi à dégoter une jolie viscose dans des tons d’automne qui m’a semblé tout à fait convenable même si elle était un peu éloignée de la couleur d’origine. J’ai donc pu tenter l’aventure !

Patron et réalisation

J’ai souhaité garder l’esprit de la jupe portefeuille avec les plis sur le devant mais j’ai éliminé la ceinture nouée que je ne trouve absolument pas pratique. Cela tombait très bien puisque le patron dont je suis partie possède un empiècement à la taille au lieu d’une ceinture (et comme je l’ai déjà cousu, je sais que la coupe me convient). 

J’ai apporté quelques modifications à mon patron en modifiant le pan du devant pour y intégrer 4 plis. J’ai également supprimé la bande de bas de jupe en l’intégrant directement dans la jupe afin de ne pas modifier la longueur globale .

Pour qu’ils restent en place, j’ai piqué les plis sur quelques centimètres :

Au niveau de l’assemblage, la finition du bas de jupe se fait avant tout le reste du fait du montage en portefeuille. Ce n’est pas spécialement compliqué mais il faut juste y faire attention. J’ai choisi de surfiler le bas de jupe puis de remplier le surfil avant de le surpiquer : 

C’est rapide à réaliser, cela évite les longues étapes de préparation d’ourlet et cela fait moins d’épaisseurs qu’un double rempli en bas de jupe.

Pour le haut de la jupe, l’empiècement intérieur est classiquement entoilé. Une sous-piqure permet de faciliter la mise en forme au niveau de la taille.

Le côté est fermé par un zip invisible et pour gagner du temps (et m’affranchir d’une longue couture à la main), j’ai surfilé le bas de l’empiècement intérieur avant de le maintenir en place par une piqûre rainure.

Verdict

Le pari est rempli. Dans l’esprit, je ne me trouve pas trop loin de ce que j’imaginais (même si en regardant bien, cela ne ressemble plus trop au modèle d’origine !). La taille et la longueur sont correctes. J’hésite à doubler le bas de la jupe pour qu’elle soit un peu plus chaude à porter mais elle est déjà très bien comme ça !

Pour une viscose, le tissu a été particulièrement agréable à coudre et à couper ce qui est plutôt une bonne surprise. Il a le bon goût de ne pas se froisser trop vite, ce qui est un très bon point pour ce genre de tissu.

Je suis très contente de cette réalisation, simple et rapide à coudre, qui se marie parfaitement avec mon sweat Jeannette issu du livre “Coudre le stretch” en molleton lurex.

Je garde précieusement le patron, on ne sait jamais, il pourrait me resservir dans 4 ou 5 ans !

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